Haut de page Philosophie contact Partenaires Espace photos Réalisations Accès client AccueilInternet est il un comportement éco responsable ? L’utilisation des messageries électroniques a considérablement diminué l’usage du papier …. Tant que les courriers électroniques ne sont pas imprimés. Le coût écologique du support papier Le support papier utilisé chaque année en France pour le courrier et les télécopies ne représente que 10% de la production annuelle de nos forêts. Le papier est le matériau qui se recycle le mieux. De nos jours la quantité de papier recyclé représente la moitié de la production industrielle totale. Même en utilisant du papier recyclé, la fabrication, et surtout le blanchiment, sont toujours de grands consommateurs d’énergie, voraces en eau et utilisateurs de produits nocifs. Pour des raisons environnementales, le chlore a été abandonné et remplacé par l’ozone pour le blanchiment du papier. Une avancée est certes sensible, mais il reste qu’une seule usine de papier consomme de 5 à 15 tonnes d’ozone par jour. La fabrication de l’ozone se fait par deux procédés tout aussi polluants : l’un utilise des lampes à vapeur de mercure, l’autre des champs électriques élevés. L’impact environnemental d’une tonne de papier est considérable en termes d’énergie pour sa production à laquelle il faut ajouter une consommation de 10 à 100 m3 d’eau pour une tonne, puis le séchage à haute température est extrêmement vorace en énergie électrique et en gaz. L’eau nécessaire est puisée dans la nappe phréatique ou dans un cours d’eau puis rejetée sans traitement efficace. La chaleur indispensable au séchage contribue fortement au réchauffement climatique. Le papier séché est ensuite acheminé vers les lieux de distribution, son transport est producteur de gaz à effet de serre. L’argument majeur de l’industrie papetière pour se défendre est son usage exemplaire de papier recyclé mais sans aucune communication sur les opérations de lavage, de blanchiment, de séchage et de transport. En utilisant les supports dématérialisés plutôt que le support imprimé, chacun peut réduire considérablement la production du papier et son impact sur l’environnement. Un simple logo placé en pied de chaque courriel et de chaque télécopie doit rappeler l’importance de l’acte d’impression. Un exemple Adoptez l'éco-attitude Adoptez l'éco-attitude.Parce que développer les hommes c'est aussi préserver leur environnement, merci de n'imprimer cet email seulement si vous le jugez nécessaire. Le prix d’une impression, plus que du luxe, une folie ! Outre le papier, le courrier et les télécopies matérialisées nécessitent pour leur impression l’énergie de l’imprimante, les encres et les toners.L’encre utilisée dans les imprimantes domestiques est fabriquée à partir de produits chimiques et pétroliers chauffés jusqu’à 260°C avant d’y incorporer les pigments. Le procédé de fabrication des encres a un impact écologique énorme, sa complexité permet d’en faire un des produits les plus chers du monde. Une cartouche d’encre de 19ml vendue en moyenne 25 euros donne un prix au litre de 1 315 euros (25/19*1000). En bouteille de 75cl, l’encre noire vaudrait 986 euros. Si une cartouche de 19ml permet réellement l’impression de 450 pages (sans raté, ni erreur d’impression), une ramette de 500 pages imprimées revient à 32,5euros en moyenne, hors consommation en énergie et amortissement de l’imprimante. La dématérialisation des documents et ses limites L’utilisation de l’ordinateur pour échanger des courriers dématérialisés à aussi un impact environnemental et un coût financier. La rédaction de tout courrier se fait généralement sur un traitement de texte informatique. La consommation induite par l’utilisation supplémentaire de l’ordinateur pour envoyer et recevoir sa correspondance dématérialisée est négligeable par rapport au temps d’élaboration du document. L’acheminement du courrier électronique représente par contre une consommation énergétique importante et une source de pollution indéniable.Les serveurs des sites et des réseaux consomment une quantité phénoménale d’électricité pour leur fonctionnement et leur refroidissement. Les salles climatisées dans lesquelles ils sont implantés sont gourmandes en énergie et contribuent au réchauffement climatique. C’est l’impact environnemental des serveurs en particulier et de l’informatique en général qui est le plus marquant. Ces équipements demandent pour leur fabrication des terres rares, des métaux lourds et des produits chimiques incompatibles avec un engagement écologique. Les processeurs, les soudures, les diodes et les circuits imprimés sont tous générateurs d’une pollution importante qui n’est pas quantifiable.Le recyclage en fin de vie de ces produits est un scandale reconnu. Des ordinateurs et des écrans en état de marche sont régulièrement envoyés au rebut en raison d’une obsolescence programmée dès leur commercialisation. Le circuit de recyclage de ces produits se résume le plus souvent à un brasero à l’autre bout de la planète autour duquel quelques miséreux brûlent les composants en plein air pour en extraire quelques parties nobles. Outre l’impact écologique du transport, la combustion des composants génère des vapeurs hautement toxiques et leur lessivage fixe les métaux lourds dans les cours d’eau et dans le sol. L’informatique est elle polluante ? Indéniablement, la fabrication et l’emploi des équipements informatiques est une source de pollution et d’exploitation outrancière des gisements de terres rares. Internet est une possibilité récente en regard de l’histoire. L’emploi écologique et responsable du réseau mondial reste à développer. La diffusion des messages publicitaires électroniques commence à être privilégiée par rapport à la distribution de prospectus. Mais l’avantage de la dématérialisation réside dans les opportunités de télétravail. Certaines entreprises n’ont plus besoin de faire venir chaque matin un employé pour travailler sur un écran. Le télétravail est la solution la plus écologique rendue possible grâce à l’informatique et aux réseaux. Mieux que le covoiturage, le télétravail évite l’usage de tout véhicule, laissant le salarié à son domicile pour exploiter rationnellement les courriels, la téléphonie et la visioconférence.Le télétravail améliore le rendement du salarié qui ne gaspille plus son temps et son énergie dans les transports. Loin des grèves et des pénuries, le salarié en télétravail est apte à organiser sa mission d’après ses impératifs et non plus de recourir aux absences répétées. Lorsqu’un salarié s’absente une demi-journée de l’entreprise pour respecter les horaires d’ouverture d’une administration, d’une crèche ou d’une banque, le télétravailleur gère son emploi du temps en fonction de sa disponibilité et améliore sa productivité propre, le rendement de l’entreprise et la signature écologique de son activité.
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